Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 17:45
...d'un énorme muffin.

Cette idée m'habite depuis samedi. Depuis que je suis passée au Starbuck me prendre un thé brûlant. Depuis que mes yeux gourmands se sont arrêtés sur un lot de muffins sucrés et brillants.

J'en rêve. Il suffirait de presque rien, comme dirait Reggiani. Un saut au Starbuck ou une recette rapide.

Oui mais si je devais me mettre au fourneau, je suis certaine que je n'obtiendrais jamais cette couleur luisante sur le dessus du muffin. Cette texture si particulière. Spongieuse, ferme et douce, sucrée et moelleuse.

Je vous dis que j'en rêve.

Et mon estomac gargouille de tant de promesses.

Ce soir, il faudrait que j'essaie. Mais je vais être déçue, c'est sûr.
Et comme on ne fait jamais qu'un seul muffin, il faudrait de la place pour tous les autres.
Ce qui en soi n'est pas un problème.
Si seulement il y avait encore de la place dans mes jeans.
Ce qui n'est pas le cas.

Par Macahuète
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 20:21
Pour les non anglophone: plus c'est gros, mieux c'est.

C'est une des grandes conclusions magistrale de la présentation que je prépare pour mon client.

Voilà, voilà.

Je me suis vue l'écrire, je me suis vue le dire, et il m'a fallu un certain temps pour réaliser l'énormité de ma phrase.

Le tout pour finir par la montrer à mon collègue mâle et lui dire le plus sérieusement du monde:

"Ca va pas passer, hein?"

- Non, c'est sûr, qu'il me répond avec un air amusé.

"Ah bah dis donc, heureusement que je m'en rends compte maintenant, sinon je me serais faite défoncée", que je rajoute.

- Tais-toi, je crois que c'est le mieux.


Et voilà comment l'air de rien on peut passer pour la fille la plus pervertie de la boîte.
C'est pas juste.

Par Macahuète
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 17:06
Onychophagie.

C'est un syndrome qui consiste à se ronger les ongles.

Alors je suis onychophage. Surtout depuis une heure.

Y a un mec qui veut me causer. Pour le boulot.

Et bizarrement, ça m'a tordu les boyaux. J'ai mal au bide, et je me bouffe les ongles.

L'art du stress destructeur de richesses.

Etrange, cette impression de jouer ma vie. Alors que ce n'est qu'un job. Un job qui pourrait remplacer celui qui me pourrit le moral depuis quelques temps.

Finalement c'est un peu ma santé quand même. Et on dit que la santé c'est le plus important.

Alors je stresse. Et je vais stresser jusqu'à ce que ce mec me dise ce qu'il a à me dire.

J'en suis à me dire que si ça ne marche pas, je fais un bébé. Ce qui est quand même assez curieux comme logique. Un bébé pour parer à l'échec. Une drôle d'approche de la maternité.

On a des idées sacrément louches quand on a peur.

Par Macahuète
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 18:51
Hier soir, quand je me suis couchée, je me suis dit que ce 6 octobre, je vivrais avec mon père dans la tête.

Il aurait du avoir 60 ans.

Nous ne les aurions sans doute pas fêtés ensemble. Je ne suis même pas certaine qu'il les aurait fêtés tout court.

Nous étions fâchés.

Sérieusement fâchés.

Pour de vraies raisons.

Et puis la mort est venue. Sans prévenir. Sans me prévenir.

Je pensais... Je pensais tellement de choses, toutes les hypothèses, toutes les opinions m'avaient traversées. Mais une fois au pied du mur, face à la réalité, ma fierté s'est retourné contre moi et m'a collé une baffe. Une vraie qui fait bien mal. Une que je n'avais pas anticipé tant je pensais la colère de mon côté. Elle s'est mise face à moi et m'a projetée contre un mur avec une violence inattendue.

J'ai mal. Tellement mal. Avec une impossibilité absolue à me confier. Car pour tous ceux qui m'entourent, nous étions fâchés. Et quand on est fâché avec quelqu'un, on n'a pas le droit d'être triste quand il s'en va.

C'est d'une logique implacable.

Hier soir, je me suis dit que ce 6 octobre, je vivrais avec mon père dans la tête.

Je me suis réveillée à l'aube avec un mal de crâne inoui. Il a duré toute la journée. Paracétamol, aspirine, ibuprofène, rien n'a fait. Une douleur à hurler. Je suis sortie pour mieux rentrer. Ma souffrance ne supportait pas la lumière du jour.

La nuit arrive, et je me sens mieux.
Aujourd'hui mon père m'a rendue visite. Et il m'a encore fait mal. Mais cette fois, je ne lui en veux pas.



Par Macahuète
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 19:50
Ce matin, j'ai eu deux heures de route. Dans les bouchons et sous la pluie. Le rêve, quoi.

Tu crois que tu vas être toute seule sur le périph, et en fait non. Il y a juste tous les parisiens, et toi.

Les parisiens et leur mauvaise humeur, leur manque de civisme, leur agressivité, leur sans-gêne. Et sur le périph, moi je suis comme ça, aussi. Sinon tu n'avances pas et pire, tu te mets en danger si tu ne t'adaptes pas au comportement de la majorité. C'est la théorie que j'explique à Chou à chaque fois que l'on est ensemble, et que je sens bien qu'il a honte. Terriblement honte de moi, quand je m'excite sur un naze du 60. S'il pouvait, il descendrait et il me quitterait pour toujours.

Alors quand je suis seule, maintenant je m'exerce à être sympa. Au moins en apparence. Je m'entraîne à ne plus jurer.

Ce matin, c'était impossible de rester zen. Trop de monde, trop de flotte partout, trop de mauvaises ondes de gens agacés par le lundi.

Alors j'ai essayé de penser à autre chose. Autre chose que mon boulot, mon couple, mes projets. Et je me suis demandée ce qui me retenait vraiment de tout plaquer. Prendre ses affaires et basta! Ciao les amis, famille, collègue. Adios et hasta la vista.

Je pourrais me barrer. Mes économies me permettraient de tenir au début.

Alors quoi?

Il y a peu de choses auxquelles je pense être attachée; ce qu'il me reste que j'aime est-il précieux au point de mériter de rester?

C'est à ça que je pense. Le peu de gens que j'aime. Et qui me font rester. Par crainte que le départ soit un non retour affectif. Une perte définitive. Alors que ces gens-là seraient peut-être heureux de savoir que la fuite serait un bon choix.



Par Macahuète
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Derniers Commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus